Mot de la fin: Le futur de la propriété intellectuelle et de leurs propriétaires

Notre mot de la fin n’aborde pas les technologies d’-e-mobilité, mais un sujet enocre plus important. Cet article aborde l’idéologie de la propriété intellectuelle, ses impactes sur notre société et des pistes de solutions à notre avantage.

Le sujet concerne deux points importants. Premièrement la liberté de l’information en général. Deuxièmement la liberté d’accès à l’information, avec des coûts marginaux nuls, pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter de la « propriété intellectuelle ».

The term “intellectual property” also leads to simplistic thinking. It leads people to focus on the meager commonality in form that these disparate laws have—that they create artificial privileges for certain parties—and to disregard the details which form their substance: the specific restrictions each law places on the public, and the consequences that result. This simplistic focus on the form encourages an “economistic” approach to all these issues.(1)

Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas encore informés, l’école autrichienne prône une argumentation économique claire. Tout est un produit et tout doit être monétisé. Un bien se trouve sur le marché et son prix sera régularisé selon l’offre et la demande. Comme un logiciel ou une recette, cette propriété intellectuelle trouvera son prix. L’état est l’ennemi de l’économie. Dans cette « théorie » économique, l’humain n’existe pas. Il existe des foyers qui ont la connaissance absolue sur les marchés et agissent 100% rationnellement. L’endettement est simplement le résultat de la générosité irrationnelle des gouvernements. Des questions?

La propriété intellectuelle représente le capital intellectuel qui doit rapporter des intérêts.
Les racines de la propriété intellectuelle se trouvent dans cette idéologie, cette religion néo-féodale.
La question qui se pose concerne la nature de l’humain ce qui est un trop grand sujet pour cet article.
Cependant, il existe une évidence, comme Wikipedia, dont le motif pour le profit ne peut pas toujours être premier.

Continuons par la question: Est-ce que l’information est un bien commune ou propriétaire? Une question difficile, car il s’agit d’un conflit de droits et, car il faut respecter la vie privée. Donc, il existe de l’information « partageable » et privée. Notre réalité comprend de l’information propriétaire et de l’information libre. C’est à nous de décider et de choisir entre un futur enchainé ou en liberté.
Donc, prenons un exemple facile, le livre : Le livre est certainement un produit, car il consiste de papier. La production crée des coûts avec chaque unité et il doit être distribué. À notre époque digitale, les coûts de distribution sont de zéro pour les informations digitales.

Now we live in a different world, for the first time. All the basic knowledge, all the refined physics, all the deep mathematics, everything of beauty in music, in the visual arts, all of literature, all of the video arts of the twentieth century can be given to everybody everywhere at essentially no additional cost beyond the cost it required to make the first copy.(2)

Dans le fond, c’est nous le peuple contre les propriétaires monopolistiques de l’information et de la culture qui veulent vendre leurs produits dont les coûts de reproduction sont zéro. Conséquemment, le prix du marché devrait être de zéro aussi. Mais ceci n’est pas le cas parce qu’il s’agit d’un monopole et non pas d’un marché « libre ». Il s’agit d’un marché libre pour les éditeurs qui ont la liberté de t’exploiter sans limites. Les droits d’auteur ne sont pas assez puissants sur toi. Tu peux encore partager des livres avec tes amis. Le partage est en termes du marché de la perte de demande. Pour les éditeurs le partage n’est rien d’autre que du « piratage ». Le DRM et les livres électroniques sont leurs armes pour t’interdire de pouvoir partager avec ton ami …ou de supprimer(3) « tes? » livres.

And so we face, in the twenty-first century, a very basic moral question. If you could make as many loaves of bread as it took to feed the world, by baking one loaf and pressing a button, how could you justify charging more for bread than the poorest people could afford to pay? If the marginal cost of bread is zero, then the competitive market price should be zero too.(2)

Ce qu’on paie, encore une fois, est une taxe de stupidité. Nos universités chantent en chœur avec le cartel OMPI(4) et vos politicien élus font comme dicté.

Du dotCommunist Manifesto:

We, the creators of the free information society, mean to wrest from the bourgeoisie, by degrees, the shared patrimony of humankind. We intend the resumption of the cultural inheritance stolen from us under the guise of « intellectual property, » as well as the medium of electromagnetic transportation. We are committed to the struggle for free speech, free knowledge, and free technology. The measures by which we advance that struggle will of course be different in different countries, but the following will be pretty generally applicable:

  1. Abolition of all forms of private property in ideas.
  2. Withdrawal of all exclusive licenses, privileges and rights to use of electromagnetic spectrum. Nullification of all conveyances of permanent title to electromagnetic frequencies.
  3. Development of electromagnetic spectrum infrastructure that implements every person’s equal right to communicate.
  4. Common social development of computer programs and all other forms of software, including genetic information, as public goods.
  5. Full respect for freedom of speech, including all forms of technical speech.
  6. Protection for the integrity of creative works.
  7. Free and equal access to all publicly-produced information and all educational material used in all branches of the public education system.

By these and other means, we commit ourselves to the revolution that liberates the human mind. In overthrowing the system of private property in ideas, we bring into existence a truly just society, in which the free development of each is the condition for the free development of all. (5)

(1)  Stallman, 2010 : Did You Say “Intellectual Property”? It’s a Seductive Mirage, http://www.gnu.org/philosophy/not-ipr.html
(2)  Moglen, 2010 : Plone Speech, Seattle, http://www.geof.net/research/2006/moglen-notes
(3)  DefectiveByDesign : Amazon’s Kindle Swindle, http://www.defectivebydesign.org/amazon-kindle-swindle
(4)  Organisation mondiale de la propriété intellectuelle , 2010: http://www.wipo.int/portal/index.html.fr
(5)  Moglen, 2003 : dotCommunist Manifesto, http://emoglen.law.columbia.edu/my_pubs/dcm.html

Les logiciels libres dans le ciel de Québec

L’univers de la e-mobilité est apparu à la suite de l’apparition de l’internet sans-fil, sans elle, il n’aurait été jamais possible envisageable de voir apparaître les technologies mobiles qu’on peut observer aujourd’hui. Par contre, nous le savons tous cette technologie reste relativement dispendieuse et limitative étant donné des restrictions au niveau de la bande passante. Il ne fait aucun doute que l’internet jouera un rôle de plus en plus important dans toutes nos activités quotidiennes. Il existe à Québec un organisme qui offre à ces membres la possibilité de se connecter à différentes bornes situées dans la ville pour accéder à l’internet sans fil gratuitement. Cet organisme se nomme Zap-Québec (1) et est constitué principalement de bénévoles et un certain nombre de collaborateurs comme le gouvernement du Québec, les villes de Québec et de Lévis, etc. (2)

Par contre, ce qui est intéressant dans cet organisme c’est qu’il utilise le logiciel libre afin de leur permettre de gérer adéquatement leur réseau. On a pu lire dans un article paru sur le site de cyberpresse (3) qu’effectivement Zap-Québec à développer une certaine expertise dans le développement d’application supporté par une communauté de bénévoles. Zap-Québec s’est donc regroupé avec d’autres partenaires qui offrent un service semblable dans la région de Montréal afin de se regrouper et développer des outils plus performants. Étant donné qu’ils sont un organisme sans but lucratif, il est certain que le meilleur moins pour survivre était d’opter pour la solution des logiciels libres. Présentement, leur communauté travail sur une nouvelle application qui se nomme Authpuppy. L’idée reste la même s’est de développer une application libre en communauté afin que tous ces membres puissent y participer et offrir leur expertise aux autres organismes qui voudront offrir le même type de service ailleurs dans le monde.

Par contre, après ma visite sur leur site, j’ai été grandement titillé par un détail qui m’apparait de moins en moins banal plus que j’y pense. On remarque sur leur site qu’il offre un « App » pour les téléphones intelligents et les tablettes. Pour l’instant rien de très surprenant, par contre le seul « App » offert pour leur service est pour le I-phone, donc aucun « App » est offert pour les téléphones androïd (4). Pour terminer, j’aimerais proposer à Zap-Québec et à sa communauté qui la supporte d’offrir le plutôt possible un « App » pour androïd et continuer à valoriser le développement d’applications libre.

Bonne chance Zap-Québec

(1)   http://www.zapquebec.org

(2)   http://www.zapquebec.org/collaborateurs/

(3)   http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/science-et-technologie/201006/13/01-4289614-acces-public-a-internet-des-merveilles-avec-le-logiciel-libre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4346099_article_POS5

(4)   http://itunes.apple.com/ca/app/zap-quebec-wifi-gratuit-partout/id381381665?mt=8

L’open rentabilité

Les logiciels Open Source ont pris, progressivement, le leadership dans un grand nombre de domaines des infrastructures informatiques.

Comme par exemple les serveurs Apache  :

Market Share for Top Servers Across All Domains
August 1995 – November 2010 (1)

August 1995 - November 2010

Apache est, depuis 1995, le premier serveur de page Web, loin devant IIS de Microsoft, comme l’indique le graphique que publie tous les mois Netcraft.

Concernant la rentabilité de la mobilité open source, il est très facile de citer Android de Google comme étant un succès hors de l’ordinaire. En effet, on apprend sur Wikipédia que : « Android est rentable pour Google depuis le 5 octobre 2010[]. Son vice-président sénior considère qu’Android aura rapporté plus d’un milliard de dollars de revenus à la fin de l’année 2010. D’après Millennial Media, Android génère plus de revenus qu’IOS depuis octobre 2010. Pour David Lawee, « l’achat d’Android est la meilleure affaire de Google » » (2)

Google est en très bonne situation financière et pense qu’un milliard de dollars seront générés grâce à Android cette année. Le 16 octobre dernier, Google a présenté ses résultats financiers pour le quatrième trimestre 2010 et dispose d’une très bonne santé financière (3):

  • Le chiffre d’affaires atteint 7,64 milliards de dollars (les spécialistes attendaient 6,67 milliards), en hausse de 23%
  • Le bénéfice affiche 2 milliards de dollars, soit plus de 500 millions qu’un an plus tôt

Les marchés financiers ont très bien accueilli la nouvelle, car l’action GOOG est passée de 540,93$ à plus de 601$ à la clôture des marchés le 16 octobre (4):

Nasdaq : GOOG

On voit alors par ces chiffres qu’il peut être très rentable d’investir dans l’open source, surtout au niveau de la mobilité, par les temps qui courent.

P.S. J’espère que vous avez acheté quelques actions avant l’annonce du PDG 🙂

Le modèle d’affaire d’Android : Open n’est pas libre

Quand les téléphones deviennent des ordinateurs faisant fonctionner des logiciels libres à l’intérieur, capables de faire de la téléphonie gratuite sur VoIP et WiFi, la source des revenus permettant de pouvoir charger des frais pour chaque minute est menacée. Ce qui veut dire que la liberté et le pouvoir des clients sont améliorés?

Les entreprises téléphoniques, donc par le fait même les fournisseurs d’internet vendent de l’information, des « bitstreams » dont ils ne sont pas les propriétaires. Il est donc important de convaincre le marché qu’il doit payer pour du spectre électromagnétique. Les compagnies téléphoniques ont le problème de devoir vendre un service ayant des coûts marginaux.
La distraction numéro 1 se sont les appareils. Les téléphones sont tangibles et percevables venant dans de belles boites, donnant le sentiment au client d’avoir reçu un objet lors de l’achat.

 

Publicité Fido

Vous pouvez même adopter un "Fido"... Awww! Tellement cute! Publictié de Fido. Source: http://www.fido.ca/cms/v45/images/home/hero-2-en.png

Commençons par un « scénario » difficile pour les compagnies téléphoniques :
Le premier problème des compagnies téléphoniques est leur dépendance envers les producteurs de téléphones. Le deuxième problème existentiel, se sont les systèmes d’exploitation non-libres, …« fermés » pour les compagnies téléphoniques. Le OS propriétaire est protégé par la « propriété intellectuelle »(1) des auteurs qui doit être respecter, même pour notre compagnie téléphonique.

Cependant, le problème ne se limite pas seulement à cette situation. Les logiciels propriétaires sont une menace face à l’indépendance des entreprises en général, car se sont les développeurs qui contrôlent les ordinateurs et pas les propriétaires des machines. Dans un scénario extrême, les compagnies téléphoniques n’ont aucune influence sur les appareils et n’auraient rien à mettre dans les vitrines.
On pourrait se poser la question : « Quelle est votre business, Monsieur Cope? » (2)

« OpenSource » redonne la liberté aux compagnies téléphoniques afin de rendre la votre.
Un exemple réel est le T-Mobile G2. Cet appareil contient une micro-puce qui contrôle les changements appliqués par l’utilisateur en réinstallant le système d’Android de T-Mobile.
Supposons, vous voulez installer Skype(3). Personnellement, je ne le recommande pas, car il s’agit d’un logiciel propriétaire. Mais, pour l’argument, vous le faites pour avoir de la téléphonie gratuite, T-Mobile va vous empêcher de faire cela et vous forcer d’acheter leur « service », leur spectre électromagnétique, leur « quoi »?(4)
Rappelons-nous de la question. Est-ce qu’ils ont un business? Ou, est-ce que ces compagnies sont des collecteurs de taxes.

iPhone, DRM

De la technologie qui vous contrôle. Source: GregoryH(Flickr) http://farm2.static.flickr.com/1349/663101341_f014ce895a.jpg

Les licences permissives permettent de changer le code source selon les goûts des fournisseurs et de redistribuer le dérivé sous une licence propriétaire ou de contrôler l’utilisateur avec une micro puce. Un logiciel open-source deviendra une prison pour le propriétaire de l’appareil, si le hardware n’est pas libre, en terme de flexibilité. Le système à l’intérieur obéit seulement à d’autres maîtres. Si la licence n’est pas de nature copyleft, le jeu s’appelle : « Premier arrivé, dernier servi! »

Le prochain argument concerne le développement et l’implication de la communauté. Joe Hewitt critique Google pour ne pas avoir donné assez du contrôle sur le développement à la communauté en fournissant des versions majeures seulement. Sur son site web personnel, il aborde le problème en détails. Android n’aurait pas les parts de marché d’aujourd’hui sans ses partenaires, les compagnies téléphoniques.(5) Peut-être mélange t-il les définitions de « Free Software » et de « OpenSource »

Voici l’extrait twitter :

Compare the Android “open source” model to Firefox or Linux if you want to see how disingenuous that “open” claim is.
Until Android is read/write open, it’s no different than iOS to me. Open source means sharing control with the community, not show and tell.
I think it is the lack of visibility into daily progress that bothers me about Android more than the lack of write access.
Refusing to share your vision and progress until the big event… how very open.
@mclazarus true open source projects have a process for earning checkin privileges.
Point I am trying to make is, Rubin bickering with Jobs is a farce, because both refuse to share the one thing that matters: control.
@risaacs99 I am saying they are doing the bare minimum, but boasting as if they are on the level of Linux or Firefox, or even Chrome OS.
@risaacs99 like Rubin bragging about how downloading a months old code dump is the definition of open. »(6)

Il reste une question : Comment est-ce qu’ils peuvent faire de l’argent en fournissant Android « ouvertement » et gratuitement. Bon, tout à un prix! La business de Google est basée sur la publicité ciblée grâce à l’espionnage des utilisateurs et le Data mining.

Abovethecrowd.com nous donne l’idée de modèle de business : « Moins que gratuit! »

« I then asked my friend, “so why would they ever use the Google (non open source) license version.”  (EDIT: One of the commenters below pointed out that all Android is open source, and the Google apps pack, including the GPS, is licensed on top.  Doesn’t change the argument, but wanted the correct data included here.)  Here was the big punch line – because Google will give you ad splits on search if you use that version!  That’s right; Google will pay you to use their mobile OS. I like to call this the “less than free” business model. This is a remarkable card to play. Because of its dominance in search, Google has ad rates that blow away the competition. To compete at an equally “less than free” price point, Symbian or windows mobile would need to subsidize. Double ouch!! »(7)

Le marché ne sait pas l’importance de la liberté et il ne doit jamais s’éveiller.
Le fondement sablé des modèles de business de compagnies téléphoniques et de Google est l’ignorance des utilisateurs. Cet exemple démontre que Richard Stallman et Eben Moglen avaient et ont encore raison. C’est la liberté qui compte pour tout le monde(8).

« The perpetuation of ignorance is the beginning of slavery! »(9)

(1) Stallman, Richard, 2010 : Did You Say “Intellectual Property”? It’s a Seductive Mirage,
http://www.gnu.org/philosophy/not-ipr.html

(2) BCE, 2010: GEORGE COPE, http://www.bce.ca/fr/aboutbce/executiveteams/bellcanada/cope/

(3) Skype, 2010 : Skype now available for Android phones, http://blogs.skype.com/en/2010/10/android.html

(4) Meredith, Dan et al. 2010 : « T-Mobile G2 with Google » Phone Contains Unexpected ‘Feature’ to Overwrite Users’ Software, http://oti.newamerica.net/blogposts/2010/newest_google_android_cell_phone_contains_unexpected_feature_a_malicious_root_kit-380

(5) Hewitt, Joe, 2010 : Android and Open Source, http://joehewitt.com/

(6) Kincaid, Jason : Developer Joe Hewitt Tears Into Android’s Definition Of “Open”,
http://techcrunch.com/2010/10/19/developer-joe-hewitt-tears-into-androids-definition-of-open/

(7) Abovethecrowd.com, 2009 : Google Redefines Disruption: The “Less Than Free” Business Model
http://abovethecrowd.com/2009/10/29/google-redefines-disruption-the-%E2%80%9Cless-than-free%E2%80%9D-business-model/

(8) Stallman, Richard, 2010 : Why Open Source misses the point of Free Software,
http://www.gnu.org/philosophy/open-source-misses-the-point.html

(9) Moglen, Eben, 2004: « Die Gedanken Sind Frei »: Free Software and the Struggle for Free Thought
Wizards of OS 3, Opening Keynote, http://emoglen.law.columbia.edu/publications/berlin-keynote.html

L’utilisation de la mobilité libre en entreprise : populaire ?

Avec plus de 200 000 activations d’appareils Android par jour dans le monde (8), les entreprises devront de plus en plus considérer l’adoption et l’utilisation de ces appareils pour leurs affaires. Le BlackBerry étant l’appareil le plus utilisé dans les entreprises à ce jour, il est néanmoins possible de constater qu’Android commence à s’imposer de façon remarquée sur le marché corporatif. En effet, selon une étude de la firme ChangeWave, environ 16% des entreprises américaines utilisaient Android au mois d’août dernier contre 10% pour le mois de mai de la même année, soit une augmentation de 60% en 3 mois seulement. Au cours de la même période, BlackBerry a subit une baisse de 3%. (6)


Une première raison qui peut expliquer ce mouvement réside dans le fait qu’il est de plus en plus difficile pour les entreprises d’imposer à leur employés d’utiliser un téléphone en particulier (par exemple, le BlackBerry). Les employés désirent utiliser un appareil unique pour leur vie personnelle et professionnelle. Étant donné la popularité des appareils Androids, les entreprises sont confrontés aux pressions de leurs employés qui demandent le support de ce système d’exploitation libre au travail. (7) (5)

Une deuxième raison favorisant la monté d’Android dans les organisations est attribuable à son caractère libre. Les entreprises y voient ici l’opportunité de développer un avantage concurrentiel en pouvant créer des applications personnalisées et adaptées à leur processus d’affaires. (1) (2) (4) En procédant ainsi, une entreprise peut développer une application sur mesure qui ne serait pas disponible autrement.

Malgré un engouement certain pour Android et les possibilités qu’il offre, plusieurs entreprises font face à une contrainte de taille qui les force à repousser ou refuser l’intégration de ces appareils dans leurs organisations. Il s’agit ici de la sécurité des données. En fait, les gestionnaires de sécurité reprochent à Android de ne pas être aussi sécuritaire que le BlackBerry. Synonyme de standard en sécurité mobile, l’appareil de RIM offre aux gestionnaires de pouvoir gérer le parc des appareils mobiles de l’entreprise depuis des application de contrôle centralisées et de rendre l’accès aux données plus sécuritaire. (1) (2) (3)

Étant conscient de ses lacunes, Google s’est penché sur la situation et a récemment annoncé le lancement de nouveaux contrôles de sécurité pour les gestionnaires (8). Les nouvelles fonctions permettent  :

– d’effacer les données à distance sur un appareil perdu ou volé

– de barrer un appareil après une période d’inactivité donnée

– demander un mot de passe différent sur chaque appareil

– restreindre le nombre minimum de caractère pour un mot de passe et obliger une utilisation combinée de lettres et de chiffres pour plus de sécurité

    Avec ces nouvelles fonctions, le gestionnaires peut retirer l’accès aux données de l’entreprise pour un employé qui quitte ses fonctions. Ce dernier peut donc continuer à utiliser son appareil de façon personnelle par la suite sans mettre en péril les informations de son ancien employeur. (8)

    De plus, des entreprises de sécurité offrent de nouveaux produits permettant de sécurisé l’utilisation des appareils Android dans les organisations (2). C’est d’ailleurs le cas de Good Technology qui a lancé une application nommée « good for enterprise ». Le vidéo ci-dessous présente les différentes possibilités offertes par cette solution (9).

    Bien qu’il soit difficile de prédire comment Android performera sur le marché des entreprises, la volonté de Google de s’imposer dans ce créneau et de rendre les prochaines versions d’Android plus adaptées aux besoins des gestionnaires laisse présager un avenir prometteur (3). Sans doute nous assisterons à une guerre entre RIM, Appel et Android, mais en ce basant seulement sur la rapidité avec laquelle Android prend du terrain, il est légitime de croire qu’il deviendra un compétiteur de taille.

    Qu’en pensez-vous ? S’agit-il d’un feu de paille ou d’une véritable conquête de marché à long terme ?

    Bruno Roy

    Source:

    (1) http://economictimes.indiatimes.com/infotech/hardware/Is-Android-operating-system-for-handsets-suitable-for-enterprises-/articleshow/6777626.cms

    (2) http://news.techworld.com/applications/3242249/developers-android-will-need-third-party-tools-for-enterprise/?olo=rss

    (3) http://www.techworld.com.au/article/313742/android_enterprise_fast/

    (4) http://www.eweek.com/c/a/Mobile-and-Wireless/Approach-of-the-Android-639629/

    (5) http://www.wirelessindustrynews.org/news-oct-2010/2161-101710-win-news.html

    (6) http://www.electronista.com/articles/10/09/22/android.in.15pc.of.work.phones.iphone.at.31pc/

    (7) http://www.networkworld.com/news/2010/102510-android-security-improves.html

    (8) http://googleenterprise.blogspot.com/2010/10/bring-your-phone-to-work-day-managing.html

    (9) http://www.youtube.com/watch?v=Q5XprTw67xI

    L’utilisation de la mobilité libre : sécuritaire ?

    Les téléphones intelligents et la sécurité

    L’utilisation des téléphones intelligents est de plus en plus populaire et les experts prévoient que leurs ventes dépasseront celles des PCs (laptop et desktop) d’ici 2012. (2) Ces téléphones intelligents sont en fait de mini-ordinateurs qui seront de plus en plus utilisés pour gérer des informations personnelles et exécuter des fonction informatiques en ligne. Cela veut aussi dire que ceux qui les utilisent seront exposés aux mêmes attaques qui menacent les utilisateurs d’ordinateurs conventionnels. (5)

    Jusqu’à maintenant, les attaques sur les téléphones mobiles ont pu être contenues et neutralisées avant qu’elles ne causent trop de dommages. Ceci est principalement dû au fait que ces attaques n’étaient pas assez complexes pour pouvoir passer inaperçues. (1) Cependant, les cybercriminels deviendrons de plus en plus efficaces car ils savent que l’exploitation des failles de sécurité peut s’avérer très lucrative. (2) Selon certains experts, ce n’est qu’une question de temps avant que l’on assiste à de sérieuses infections de logiciels malveillants sur les appareils mobiles. (1) D’après la firme North American labs of F-Secure, les attaques ayant comme cibles les téléphones mobiles ont presque doublé par rapport à l’année passée. (2) De sont côté, Kaspersky Lab a identifié plus de 1500 sources de logiciels mobiles malveillants seulement pour le mois de septembre. (1)

    La situation d’Android

    Qu’en est-il du système libre Android par rapport à cette situation ? T el qu’énoncé dans un article scientifique Israélien : « le principal problème de sécurité soulevé réside dans le fait qu’Android est une plate-forme open source, dont le code source a été publié après la mise sur le marché des premiers appareils Android. Cette démarche majore le risque d’identification de vulnérabilités dans les composants de bas niveau (par exemple, le noyau Linux, les bibliothèques ou la machine virtuelle Dalvik). En outre, plusieurs vulnérabilités du mécanisme de permission d’Android ont été détectées, d’où un fort accroissement du risque d’infection par un programme malveillant . » (5)

    Une analyse du noyau d’Android effectuée par Coverty (une compagnie de sécurité indépendante) a relevé plus de 350 défauts de programmation dont 88 étaient considérés comme ayant un potentiel élevé de causer des vulnérabilités de sécurités, des pertes de données, et des « crashs » de système. (3) Malgré ceci, Android contient la moitié moins d’erreur que le standard de l’industrie, soit une erreur par 1000 lignes de codes. Ceci est principalement dû à la nature libre d’Android qui permet à la communauté de découvrir ces erreurs rapidement et de les signaler directement à Google. (4)

    Concernant les applications, le vice-président pour la section mobile de McAfee estime que les compagnies de sécurités informatiques porteront davantage attention au système Android car c’est celui qui est le plus en expansion, mais également celui qui serait le plus vulnérable aux attaques. (2) En effet, contrairement à Apple qui vérifie ses applications avant de les rendre disponibles sur le marché, Google ne vérifie par les applications soumises sur le marché Android. (2) Il est donc plus facile pour les cybercriminels de diffuser des applications malveillantes.

    Parmi les logiciels malveillants interceptés jusqu’à maintenant sur Android, certains envoyaient des messages textes au coût de 5$ chacun ou faisaient des appel internationaux très onéreux en plein milieux de la nuit et ce sans que le propriétaire du téléphone puisse s’en apercevoir. (1) (2) Le programmeur malveillant et la compagnie d’interurbains se séparaient ensuite les profits. Selon le développeurs d’antivirus Smobile Systems, 2% des applications sur le marché Android sont capables d’envoyer des messages textes à l’insu de l’utilisateur et 5% peuvent faire des appels sans permission. (2) Étant donnée que peu de gens font l’examen de leurs factures de mobile, les fraudes à petits montant sont priorisés par les malfaiteurs car il est moins probable qu’elles soient détectées. (1) Également, comme il est dit dans le vidéo de Kaspersky Lab ci-dessous (6), Android sera de plus en plus convoité par les cybercriminels pour pirater les applications bancaires. (1)

    En résumé

    Le caractère libre d’Android peut être considéré comme étant paradoxal par rapport à la sécurité. D’un côté les développeurs mal intentionnés profitent de l’ouverture du code pour exploiter les failles et de l’autre côté les développeurs biens vaillants se servent ce cette même ouverture de code pour repérer et dénoncer les tentatives de piratage. Ils s’agit donc d’une guerre ouverte entre les bons et les méchants. Ceci laisse présager un avenir profitable pour les firmes de sécurité informatique. D’après Jeff Wilson, analyste principal chez Infonetics Research, il est estimé que les revenus provenant des logiciels de sécurité pour les téléphones intelligents passeront de 219$ millions pour l’année passé à 1,4$ milliards d’ici 2013. (2)

    (1) http://www.cio.com/article/622020/Mobile_Malware_Exploits_on_the_Way_Experts_Say?page=2&taxonomyId=3061

    (2) http://www.telecomseurope.net/content/malware-makers-target-smartphone-apps

    (3) http://www.ft.com/cms/s/2/10b955ba-e519-11df-8e0d-00144feabdc0.html

    (4) http://www.fastcompany.com/1699578/android-kernel-security-flaws-highlight-both-its-weakness-and-strengths

    (5) http://eurenet.com/blog/index.php/2010/10/18/181-android-non-scuris

    (6) http://www.youtube.com/watch?v=jGhHdSGwfMg

    Les licences libres au service des technologies mobiles

    Nous savons tous que nous vivons dans une société de droit civile qu’on doit respecter afin de conserver un certain équilibre et une paix sociale. Pour ce faire, nos sociétés ont établi un certain nombre de lois qui permettre d’établir des bases pour protéger tout citoyen d’abus. Par contre, il arrive dans certaines situations que même s’il y a des lois qui protègent les gens, ça n’empêche pas que certaines personnes soient victimes de geste malheureux.

    L’univers des technologies de l’information est loin d’être à l’abri de gens sans scrupule qui ont comme seul intérêt de s’enrichir sur le dos des autres ou du moins contourner les règles. De cette façon, il faut s’assurer qu’on connaisse bien nos droits et que les moyens utiliser pour nous protéger soit les bons et qui répondre à nos besoins. Dans l’univers des applications, l’un des principaux moyens de protéger les programmeurs et les organisations se sont les licences.  Qu’est-ce qu’on attend par licence : «Une licence de logiciel est un contrat par lequel le titulaire des droits d’auteur sur un programme informatique définit avec son cocontractant (exploitant ou utilisateur), les conditions dans lesquelles ce programme peut être utilisé, diffusé ou modifié. » (1)

     

    Par contre, il existe plusieurs types de licence afin de répondre au plus grand nombre de besoins que possible. Dans le monde des logiciels, il existe principalement deux types de licence soit les licences pour les logiciels propriétaires, soit les licences libres. Les licences propriétaires sont là pour « […] pour restreindre les droits de l’utilisateur et lui imposer des contraintes. » (2) De l’autre côté, les licences libres s’appuient sur quatre principes très importants soit : «

    1. La liberté d’utilisation (liberté 0) : le propriétaire de l’œuvre garantit la liberté d’utiliser son œuvre pour tous les usages ;
    2. La liberté de modification (liberté 1) : le propriétaire de l’œuvre octroie à l’utilisateur le droit de modifier son œuvre sans avoir même à demander une autorisation ;
    3. La liberté de redistribution (liberté 2) : l’utilisateur a le droit de copier l’œuvre autant qu’il le souhaite et de redistribuer cette œuvre à qui il voudra ;
    4. La liberté de publication (liberté 3) : enfin le propriétaire de l’œuvre octroie à l’utilsateur le droit d’améliorer l’œuvre et de redistribuer cette œuvre modifié. » (3)

     

    Pour rester en lien avec le sujet du blogue, nous avons fait quelques recherches concernant les licences libres qui pourraient être utilisables lors d’un développement d’une application libre sur une plateforme mobile. Voici donc un tableau qui présente notre sélection de licences qui doivent être considérées dans le choix d’une licence libre.

      Type Copyleft Système Genre
    Apache License(4) Permissive   Copyright communautaire
    GPL(5) Copyleft Fort Copyright  
    Intel Open Source License(6) Copyleft Standard Copyright Institutionnelle
    BSD license(7) Permissive   Copyright communautaire

    *Source du tableau : http://www.vvlibri.org/index.php?title=Tableau_Licences_Libres

     

    Les licences libres en pleine action

    Le groupe Open Handset Alliance regroupe environ 78 compagnies qui participent dans le développement de technologie mobile. Ce groupe est responsable du développement de la plateforme Android, une plateforme mobile libre (8). Pour ce faire, ce groupe  encourage et même utilise la licence Apache pour leur développement d’applications mobiles. On peut remarquer sur leur site, les motivations du groupe à utiliser ce type de licence, qui s’appuie sur la philosophie du logiciel libre : «

    Why is an open platform good for consumers?
    Consumers will see cheaper and more innovative mobile devices and services, which will inevitably feature more engaging, easier-to-use interfaces — as well as a rich portfolio of applications.

    Why is an open platform good for software companies?
    An open platform allows for simplified integration of software components into a complete mobile platform, and the lower acquisition cost of the mobile platform will increase the ability of handset manufacturers to invest in high value and differentiated software components.

    Why is an open platform good for developers?
    Developers will be able innovate rapidly because they will have comprehensive API access to handset capabilities that are web-ready. They will experience increased productivity because they will have comprehensive and easy-to-use developer tools. And because open source offers a deeper understanding of the underlying mobile platform, they can better optimize their applications. Finally, the distribution and commercialization of mobile apps will be less expensive and easier. » (9)

    Il restera à voir si ce groupe restera uni et que leurs objectifs resteront les mêmes. (10)

     

    (1)    http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_de_logiciel

    (2)    http://www.april.org/articles/divers/licences.html

    (3)    http://www.vvlibri.org/index.php?title=Licence_libre

    (4)    http://www.apache.org/licenses/LICENSE-2.0

    (5)    http://www.gnu.org/licenses/gpl.html

    (6)    http://www.opensource.org/licenses/intel-open-source-license.php

    (7)    http://www.opensource.org/licenses/bsd-license.php

    (8)    http://www.openhandsetalliance.com/oha_faq.html

    (9)    Ibid

    (10)http://www.igeneration.fr/0-apple/android-l-echec-de-l-open-handset-alliance-11310